Historique du Canton de Legé
Les premiers habitants de notre pays s’appelaient les « Gaulois » ; en 50 avant notre ère, Jules César et les Romains envahissent la Gaule ; ils se heurtent aux Pictons puis s’en font des alliés contre les Namnètes (Nantes) et les Venètes (Vannes). Strabon écrivait « la Loire séparait la Bretagne et l’Aquitaine ». Pour punir Nantes, les Romains firent de Rezè leur capitale, rattachée à la cité de Poitiers la plus vaste de la Gaule avec plus de 20 000 km2
Le futur pays de Retz constituait le « Pagus » d’Herbauges.
La paix romaine, ajoutée à la dispense d’impôt, amena la prospérité : voies romaines, etc…
Vers 800, les Normands viennent piller les abbayes puis les campagnes ; ils emmènent les enfants pour en faire des soldats.
En 850, Nominoë, un breton envahit le sud de la Loire ;
En 851, son fils Erispoë, obtient de Charles le Chauve le vicariat de Rezé. (traité d’Angers) ;
Mais la paix ne revient qu’avec Barbetorte et la prise de Nantes (937) ; Il reçoit du Comte de Poitiers l’extension d’Herbauges jusqu’au Jaunay ; sous les réactions des nobles poitevins, la limite méridionale d’Herbauges remonte à ce qui est la limite actuelle de la Vendée et de la Loire Atlantique.
Cette limite floue engendre un système original ; Les Marches : 35 paroisses entre Machecoul et Clisson ;
Dans les Marches : pas de milice, pas de taille, pas d’impôt. L’autorité banale est également partagée entre un seigneur breton et un seigneur poitevin.
Vers 1150, à Touvois, un monastère (Val de Morière) accueillait des Fontevristes – la Chapelle de Fréligné fût édifiée à cette époque.
A Corcoué, St Jean donne le nom au pays : sarcophages mérovingiens ; St Etienne de Corcoué garde des traces du chemin de St Jacques (la Maison Rouge- les Ardillers) ;
La Bénate a été une châtellenie importante (+ de 20 paroisses) qui a appartenu à Guillaume de Clisson Seigneur de Retz, puis à Gilles de Retz.
En 1439, ce statut des Marches est co-signé par le roi de France et le duc de Bretagne.
En 1791, les paroisses deviennent des communes ; St Etienne et St Jean font partis du canton de la Limouzinière . La Bénate intègre le canton de Legé avec Touvois et St Etienne de Mer Morte ; l’ensemble appartenant au district de Machecoul.
En 1793 : Legé fût l’un des hauts-lieux des guerres de Vendée. Charette y établit son quartier général ; la chapelle commémorative en est la preuve.
Au début du XIXe siècle, St Jean et St Etienne rejoignent le canton de Legé, alors que St Etienne de Mer Morte est rattachée au canton de Machecoul...
En 1830 : La Bénate fusionne avec St Jean de Corcoué.
En 1839 : La Bénate redevient paroisse.
En 1861 : 751 hectares de Grand-Landes sont annexés par la commune de Touvois.
Adjonction à la commune de Legé de l’enclave du Retail , provenant des Lucs sur Boulogne et des villages de Grand-Landes (en tout 1800 hectares).
1971 : Fusion des 2 communes : St Jean - La Bénate et St-Etienne qui deviennent Corcoué/Logne.








